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L’automédication, et c’est comme cela qu’elle est appelée, est une pratique assez répandue dans le monde. Avec les efforts des chercheurs et fournisseurs de médicaments de rendre l’accès au soin plus facile, il n’est plus forcément nécessaire d’aller voir un médecin et prendre des ordonnances pour des choses minimes. Focus alors sur tous les aspects de cette self-médication.

Principe général

Le terme « automédication » n’est pas anodin, car, pour le cas de la France, l’Ordre des médecins a même instauré une définition officielle. Ainsi, selon celui-ci, il s’agit de « l’utilisation hors prescription médicale par des personnes, pour elles-mêmes ou pour leurs proches et de leur propre initiative, de médicaments considérés comme tels et ayant reçu l’AMM (Autorisation de mise sur le marché), avec la possibilité d’assistance et de conseils de la part des pharmaciens. ». Par interprétation donc, il est possible de se procurer certains médicaments sans avoir besoin d’une ordonnance et sans aller consulter un médecin. Mais l’achat se basera sur les informations personnelles que le patient possède et sur les conseils que le pharmacien lui donnera.

La pratique de cette technique de soin peut être le résultat de plusieurs facteurs pouvant être étonnants, mais qui, pourtant, sont très répandus. Usuellement, l’automédication est employée dans le cas où le patient est confronté à des problèmes plutôt bénins (comme la fièvre, la grippe ou la toux). Il ne se sent pas de ce fait obligé de se rendre auprès d’un médecin puisqu’il juge avoir assez de connaissances et de compétences pour se traiter à l’aide de remèdes naturels ou de médicaments en libre circulation. En revanche, à partir du moment où il ne maitrise plus les choses, il ira voir un spécialiste parce que l’automédication ne suffit plus. Mais le facteur le plus surprenant c’est le fait d’avoir honte des médecins à la suite de symptômes que le malade juge pouvant porter atteinte à sa pudeur. L’automédication est malgré cela assez encouragée actuellement par différentes organisations et surtout par le gouvernement et les assurances qui visent un allégement de la charge de la sécurité sociale, car les médicaments sans ordonnances ne sont pas remboursés.

 Les bonnes pratiques pour une bonne automédication

Il n’y a rien de mal à être capable de se débrouiller tout seul surtout dans les cas de petits maux très bien traitables par soi-même. Un rhum ou une fièvre n’est pas forcément synonyme de consultation chez le médecin. Le patient n’aura qu’à utiliser des remèdes de grand-mère ou n’aura qu’à se rendre chez le pharmacien. Mais attention, afin d’éviter toute complication, il faut éviter au maximum l’erreur de diagnostic. Les symptômes d’une grippe ou encore d’un léger mal de ventre sont faciles à reconnaitre. Cependant, il faut éviter de se reposer sur ses lauriers et toujours être à l’affut de symptômes inhabituels. Il est nécessaire par conséquent d’avoir de bonnes connaissances usuelles de son corps tout d’abord et de quelques bases du domaine de la santé.

Une fois que le patient est bien sûr de son diagnostic, surtout pour les maux bénins nécessitant un traitement minime, il peut se procurer des médicaments ne nécessitant pas l’ordonnance du médecin. Ce qu’il faut savoir c’est qu’avant la commercialisation de ce genre de produits, il y a des contrôles de normes très stricts qui sont effectués. Leur facilité d’accès présente effectivement un risque, mais ils ont été conçus de manière, justement, à ne représenter aucun danger pour leurs utilisateurs. En effet, le secret se situe dans le principe actif. Il doit être efficace sans impacter négativement sur la santé de celui qui le prend. Les normes en vigueur permettent aussi de limiter la quantité de ces remèdes entre les mains des acheteurs pour éviter tout abus.

Les risques à prendre en compte

La responsabilité qu’acquiert un patient qui décide de s’autotraiter est très grande, car si ses connaissances et les informations qu’il prend en compte sont erronées, les conséquences peuvent être désastreuses. En effet, l’erreur de diagnostic est souvent la première cause d’échec de l’automédication et vient ensuite l’abus. Les médicaments sans ordonnance étant libres d’accès, les acheteurs ont tendance à en accumuler tout un stock, ce qui favorise la consommation excessive et inappropriée. C’est psychologique, et même si parfois le traitement n’est pas nécessaire, il y aura toujours cette tentation qui poussera le malade à avaler n’importe quel médicament dans son armoire sans avoir bien lu la notice ou sans avoir vérifié la date de péremption du produit.

À part cette erreur de diagnostic ou encore l’interprétation de fausses informations et les différents abus possibles, l’automédication entraine parfois les patients à aller acheter leurs médicaments via des sources non fiables. Il existe en effet des sites internet qui proposent des produits selon eux « miracles », mais dont la provenance et les compositions restent floues. Il ne faut jamais foncer tête baissée parce que cela peut mener à de plus gros problèmes. Les pharmaciens sont censés être des alliés. Dans ce cas, il faut les faire confiance et éviter d’acheter sur des plateformes louches ou sur le marché noir, car oui, il y a bel et bien un marché noir de médicament.

Pour conclure, il est tout à fait possible d’essayer de se soigner par soi-même sans avoir recours à un médecin. Il existe sur le marché des médicaments facilement accessibles et efficaces contre les petits maux et qui s’obtiennent sans ordonnance. Si le patient se sent en compétence pour user de cette automédication, il peut aller voir son pharmacien et lui demander des conseils pour être sûr de ce qu’il va prendre. Néanmoins, cette pratique nécessite des précautions parce qu’elle peut s’avérer dangereuse en cas d’erreur et en cas d’abus de la part des consommateurs. Mais s’il y a de réels doutes, il est préférable de toujours se rendre auprès d’un médecin vu que c’est son métier et il a fait de longues études pour cela.